#Portrait - Sandra CHOCHOD (GE 18 ing-man) - Objets connectés
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- Le 28 avril 2021
Certains objets connectés peuvent avoir un effet positif sur l’écologie
C’est en quelque sorte notre Miss Météo d’Audencia Alumni ! Mais pas que…
Ambassadrice de son programme ingénieur-manager, Sandra Chochod (GE 18) a toujours été attirée par la domotique. Aujourd’hui Product Manager chez Netatmo, entreprise française spécialisée dans les objets connectés, Sandra est en charge de la Station Météo, produit historique de l’entreprise sorti en 2012. Le temps de quelques questions, Sandra nous donne la température…
1) Incollable sur la météo ?
Je ne sais pas si l’on peut dire incollable mais il est vrai que certains amis m’appellent « Miss Météo » ! Dans le cadre de mon poste, j’ai appris beaucoup de choses sur la météo. Comme par exemple que la quantité de CO2 contenu dans l’air extérieur est en moyenne entre 300 et 400ppm, que la vitesse et direction du vent peuvent se mesurer à l’aide de transducteurs à ultrason ou bien encore que la température ressentie se calcule à partir de différentes mesures comme la température réelle, le taux d’humidité mais également le vent.
Pour comprendre mon métier, il faut s’imaginer que la Station Météo et ses accessoires sont un peu comme mes bébés. Je m’assure de leur bon fonctionnement en faisant des tests, en lisant les feedbacks des utilisateurs et en discutant avec l’équipe Support Weather (en charge de la relation avec les utilisateurs). Je spécifie les nouvelles caractéristiques qui seront ajoutées sur les produits et/ou dans les applications en collaboration avec les équipes techniques. Au quotidien, je m’occupe d’animer les sprints* de l’équipe Weather, de définir les témoignages utilisateurs et tâches en lien avec la feuille de route.
2) Quelles sont les qualités/compétences nécessaires pour ce poste ?
On peut voir le Product Manager comme un Chef d’Orchestre qui encadre les différents métiers qui travaillent sur son produit. Son rôle est de mettre en avant les talents de chacun, de s’assurer qu’il y a une bonne communication entre les membres de l’équipe et de donner du rythme au projet. Le Product Manager est à la croisée des dimensions techniques, business et utilisateurs. C’est ce qui m’a tout de suite attirée dans ce métier et cela faisant sens par rapport à ma double formation ingénieur-manager.
Il n’existe pas de liste exhaustive des qualités et compétences nécessaires mais je pense qu’il faut être curieux, avoir du bon sens et être capable de communiquer ainsi de faire communiquer les personnes. Mon école d’ingénieur ECE Paris m’a permis d’acquérir d’une part des compétences techniques, que j’utilise au quotidien afin de comprendre des problématiques et de pouvoir challenger les équipes R&D (« quelle sera la meilleure implémentation technique pour cette caractéristique ? ») ; et d’autre part une façon de penser logique qui est très appréciée pour ce poste, dans l’équipe nous avons tous un diplôme d’école d’ingénieur. A Audencia, j’ai développé ma fibre utilisateur qui est très importante pour comprendre les besoins des utilisateurs et designer les meilleurs produits possibles. L’utilisateur est au centre de nos prises de décisions produit. Il y a également la dimension Marketing, j’avais suivi la majeure « Marketing for Product Managers », je travaille en étroite collaboration avec le Product Manager Marketing.
3) D’où vient cette attirance pour les objets connectés ?
Je pense que depuis mon enfance je baigne dans ce qu’on pourrait appeler les objets connectés ou bien comme on disait avant la domotique. Je me souviens que petite je jouais beaucoup avec un objet que mon père avait eu en cadeau : le Nabaztag:tag. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un objet, relié au Wi-Fi, qui ressemble à un lapin. Il s’allume et possède des haut-parleurs intégrés qui lui permettaient de donner des informations aux utilisateurs. On l’utilisait notamment pour avoir les prévisions météo, peut être un signe du destin.
Par la suite, lors de mes études en école d’ingénieur j’ai choisi de suivre la majeure Objets Connectés. J’ai eu la chance d’avoir un excellent responsable de majeure (M. Frank Bietrix) qui m’a donné une vision très orientée utilisateur. Nous avions des cours de développement et prototypages mais également de design thinking et conception 3D. Mon attirance pour les objets connectés est alors devenue un grand intérêt.
4) D'ici 2024, on recenserait 13,8 milliards d'objets connectés dans le monde. Selon vous, comment allier objets connectés, en perpétuelle croissance dans notre société, et écologie, une prise de conscience planétaire ?
J’aime à croire que les deux notions ne s’opposent pas et qu’au contraire elles peuvent aller de pair. Pour moi, certains objets connectés peuvent avoir un effet positif sur l’écologie. Mais cela dépend beaucoup de l’utilisation que les gens en auront ainsi que des choix que feront certaines entreprises. Il faudra bien sûr qu’il y ait une considération mondiale autour des problématiques de stockages des données et des servers dans les datacenters.
Chez Netatmo par exemple, nous faisons des objets connectés utiles et qui aident les utilisateurs à réguler leur consommation, en particulier liée au chauffage et à l’électricité. Grâce à la Station Météo, on connait le temps d’aération nécessaire pour faire diminuer le taux de CO2, cela évite de laisser ouvert trop longtemps la fenêtre et de trop refroidir une pièce en hiver (ce qui demanderait une chauffe importante par la suite). Le Thermostat permet aux utilisateurs de mieux chauffer en ne chauffant que lorsque c’est nécessaire et en anticipant les besoins. Les prises connectées, développées avec Legrand, permettent de connaitre la consommation électrique de l’appareil qui est branché dessus.
Un autre exemple, dans le milieu automobile, une voiture autonome consomme moins de carburant qu’une voiture classique.
5) Quel est votre meilleur souvenir à l'Ecole ?
Mon meilleur souvenir à l’Ecole, il est difficile de n’en citer qu’un ! Une année à Audencia c’est bien entendu divers événements scolaire et extra-scolaires, des projets, des soirées (beaucoup de soirées), mais aussi une Summer School à Berkeley… Si je ne devais retenir qu’un seul souvenir de l’école cela serait les rencontres que j’ai pu y faire.
*Sprints : liés à un effort intense et bref fourni par un sportif, les sprints, en développement de logiciel, sont des rassemblements de personnes impliquées dans un projet sur de courtes durées afin de se concentrer sur le développement de ce projet. Durant ces courtes périodes de temps vont s’enchaîner un certain nombre d’activités en se terminant par la livraison d’un incrément de produit qui fonctionne (source : wikipédia).

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Deux diplômés Audencia dans le classement Challenges
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Clichés VS Réalités : les diplômés d’Audencia témoignent sur l’entreprise
Les 5 et 6 mai, les étudiants d’Audencia pourront échanger au cours de trois tables rondes avec des diplômés évoluant au sein des entreprises les plus attractives de France. L’événement, baptisé « Clichés VS Réalités », se tiendra en format distanciel. Parce que les clichés ont souvent la vie dure, Audencia propose un nouveau rendez-vous à ses étudiants les 5 et 6 mai pour déconstruire certaines idées reçues sur un secteur, un métier, une entreprise ! « Clichés VS Réalités : les diplômés témoignent » proposera ainsi 3 tables rondes virtuelles regroupant 14 diplômés. Ils travaillent chez Air France, Decathlon, Nexity, ou encore à la Banque de France, entre autres, et ont tous en commun le fait d’évoluer au sein d’entreprises françaises et internationales parmi les plus attractives de France, selon divers classements recensant les entreprises préférées des étudiants d’écoles de commerce. Des entreprises qui font rêver, qui alimentent aussi parfois certains fantasmes, et que la Direction des Relations Entreprises et Diplômés d’Audencia souhaite présenter « de l’intérieur » à ses étudiants, à travers le témoignage de ceux qui y œuvrent chaque jour. En somme, les mieux placés pour parler du quotidien au sein de ces entreprises de façon authentique. Pour animer ces rendez-vous, Audencia a notamment fait appel à Maximilien Arengi, rédacteur en chef de Business-Cool, média spécialisé sur les écoles de commerce. La première table ronde abordera une question clé, à l’heure de la Covid-19 « Le travail de demain : vers un monde du travail totalement virtuel ? ». Un échange qui permettra aux étudiants de découvrir concrètement l’impact d’une pandémie mondiale sur l’organisation du travail et sa mutation accélérée vers le digital ou ses alternatives. Le second rendez-vous posera la question de l’importance des soft skills (savoir-être) par rapport aux hard skills (savoir-faire), tandis que la dernière table ronde permettra sans détour de confirmer la réalité ou déconstruire certains mythes sur les premiers emplois au sein des grands groupes. Trois rendez-vous qui permettent à chaque étudiant un nouveau jalon dans la construction de leur projet professionnel, de façon concrète, et non idéalisée. L’occasion aussi de construire son réseau professionnel, découvrir les opportunités et les portes qu’il permet d’ouvrir.
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